Chris 30 ans, ivg il y a 4 ans

Je me suis sentie obligé de faire un IVG, il y a  4 ans et demi. Je me suis retrouvé enceinte alors que je ne prenais pas la pilule et lui ne prenait jamais de préservatifs. je pensais que je ne tomberais pas enceinte si  facilement parce que avec l'autre homme ça n'était jamais arrivé, mais  j'étais très naïve. Je me suis laissé faire et j'en ai encore aujourd'hui honte. J’ai pris la douloureuse décision d'avorter quasiment de suite. J’ai d'abord pesé le pour et le contre de la venue de cet embryon imprévue et je suis restée à la conclusion qu'il était venu "beaucoup trop tôt". Je n'avais pas de travail, je vivais chez ma mère, je touchais le RSA et pourtant j'avais 26 ans. Ma mère m'avait menacé de me jeter à la rue si j'avortais.  Quand au père, lui travaillait. il avait un cdi et un logement mais il n’a pas bien réagi à cette nouvelle. Après m'avoir félicité, il ne voulait pas en  entendre parler parce que je ne voulais pas écarter les cuisses quand  monsieur le décidait. Alors j'ai avorté, cette décision s'imposait à mes  yeux. J’en ai parlé à ma mère qui s'est finalement rangé de mon côté.  J’ai pris des médicaments qui m'ont fait avoir des contractions. On me  disait que j'allais avoir un peu plus mal qu'avec les règles mais c'était  faux. J’ai énormément souffert. Je vivais un mini accouchement avec de vraies  contractions . j'étais enceinte de 6 semaines! Je me suis sentie  désespérément seule, abandonné, trahie, sale et jugée. Depuis ce jour,  je  n'ai plus de petit copain, ni de relations sexuelles. Je ressens encore un certain blocage physique et psychologique. Je n'ai toujours pas compris le  comportement du père qui n'a jamais voulu s'expliquer. Et seulement 3 mois après, il s'est mis en couple avec une femme qui avait déjà 2 enfants.